Carine Deschepper en réalisatrice, c’est comme un chef d’orchestre qui part d’une partition - ici un scénario - et l’interprète en dirigeant son équipe avec toute sa sensibilité. Mais elle a un amour très grand pour la mise en scène, pour tous ces choix à opérer : le jeu des acteurs, l’axe de la caméra, la focale, le mouvement, le rythme… On dit que les metteurs en scène donnent à leurs films leur rythme de vie : Maurice Pialat, homme rugueux, fait des films crus. Alfred Hitchcock, artiste inquiet, faisait des films inquiétants… D’autres sont boulimiques, esthètes, ou lents. Le talent du réalisateur est de savoir utiliser les limites imposées par le réel pour créer. Il doit faire avec le temps, l’argent et les autres. La contrainte est toujours un moteur d’expression : elle oblige à trouver des chemins détournés. Cela ne signifie pas qu’il faille rester pauvre ou opprimé pour faire de beaux films mais plutôt que l’abondance de moyens ne vaut rien sans le regard du cinéaste. Et c’est dans cet esprit que Carine Deschepper entame son tournage de Infection avec un budget dérisoire, elle espère ainsi prouver que l’on peut réaliser tout rêve, tout film, avec la passion, le travail, la volonté, l’amour de son art…
La philosophie de Carine Deschepper se dépeint dans ces quelques lignes:
La France produit chaque année une centaine de long-métrages. Une grande partie d’entre eux sont des premiers films. Pour beaucoup, il n’y en aura jamais de second. Souvent le réalisateur est aussi auteur de son projet et il se bat des années pour le monter. Il écrit, réécrit, le présente à des commissions, rencontre des personnes pour le soutenir, essuie un refus, réécrit, tente d’attirer l’attention d’une chaîne de télévision, essuie un refus, va frapper à une autre porte, se fait virer, recommence ailleurs, etc. Avoir un projet passionnant ne suffit pas : il faut des appuis. C’est un travail de longue haleine. Même s’il est accompagné d’un producteur, le réalisateur est le moteur principal et ne doit compter que sur ses propres forces.
Carine Deschepper accorde une grande importance au casting. Ce sont les acteurs qui portent le film de par leur interprétation, leurs sentiments, leurs regards… C’est donc avec un soin particulier que ces auditions se passent dans la région de Perpignan, prenant le temps nécessaire à trouver chaque interprète, en attente des répétitions qui se dérouleront fin aout-début septembre 2008.
L’horreur au féminin!
“Le cinéma d’horreur français semble avoir trouvé un nouveau représentant. Rares sont les femmes dans ce genre et pourtant… Carine Deschepper est bien décidée à imposer sa passion, son style et sa vision d’un cinéma encore assez mal perçu. Elle nous offre prochainement un premier film intitulé “Infection” qui se veut subversif et qui bouleverse par son style bien des clichés du genre. Un renouveau serait-il en train de voir le jour?”
C. Credont.
Le tournage de “Infection” se prépare!
“Nous avons suivi la réalisatrice Carine Deschepper pendant ses repérages en Pyrénées Orientales. Nul doute que les décors vont en mettre plein la vue dans ce long métrage horrifique qui fait déjà parler de lui… L’histoire passera donc d’hôpital en ruines, de chalets en forêt en villages typiques de catalogne, de la pleine ville de Perpignan au petit recoin de forteresses en pierres… Un projet catalan qui met la région à l’honneur.”
S. Progan.
Un projet commun.
“Depuis la dernière apparition publique du couple, il semblerait que la réalisatrice Carine Deschepper projette de porter à l’écran le roman de l’écrivain Christian Aubert, intitulé “Avonasac, la contradiction”.
D. Trater.
Collaboration avec un grand DJ.
“La réalisatrice Carine Deschepper annonce la participation du DJ Loop-D sur la bande originale de “Infection”. Sachant que cette dernière contiendra également beaucoup de musique classique, voici deux styles très différents à marier… C’est une surprise mais ne doutons pas de la réussite de ce projet. La bande annonce se veut aussi surprenante que le style de ce long métrage attendu pour la fin de l’année 2008.”
L. Kelliet.








